Mois : novembre 2014

En avant dans l’Avent !

DSC00891 Etoile suspension Cernay

En ce temps béni de l’Avent,

que l’étoile guide nos pas

sur la route de l’amour !

DSC00897 Coeur suspension Cernay

L’arbre aux étoiles

 

C’était un soir de Noël, dans une toute petite maison en bordure de la ville…

Il se faisait tard. Léon était assis à côté du poêle, regardait par la fenêtre les passants se hâter vers les immeubles.

Léon habitait dans cette maison depuis…toujours. Il avait vu grandir la ville et pousser les immeubles; des champs qui entouraient sa maison ne restait à présent plus qu’un tout petit coin de verdure. Mais cela lui était bien égal; il aimait sa maison et, à la mort de sa femme, malgré l’insistance de ses fils, avait refusé de déménager dans un bel appartement tout neuf et bien confortable.

 

Léon ne connaissait pas les gens qui habitaient dans les immeubles entourant sa petite maison; ces gens ne se connaissaient d’ailleurs même pas entre eux. De sa fenêtre, Léon les observait quotidiennement. Il les voyait courir le matin, emmener leurs enfants à l’école ou à la crèche, courir le soir en rentrant du travail, fatigués, les bras chargés de courses; tous ignoraient Léon, non par méchanceté, mais simplement parce qu’ils étaient trop occupés. Léon trouvait cela presque normal; il ne s’en plaignait pas.

 

Mais, ce soir de Noël, Léon se sentit subitement seul, affreusement seul. Ses enfants lui avaient bien téléphoné dans l’après-midi pour lui souhaiter un joyeux Noël et ses petits-enfants lui avaient raconté combien ils s’amusaient aux sports d’hiver. Léon avait été heureux d’entendre leurs voix, mais il aurait tellement aimé pouvoir les serrer dans ses bras. Léon essuya quelques larmes…

Et puis il se souvint des Noël d’antan passés en famille, se rappela le merveilleux temps de l’Avent où sa femme et ses enfants décoraient la maison. Oh oui, qu’elle était belle, sa petite maison, lorsque les étoiles en papier scintillaient à la lueur des chandelles et que les murs résonnaient de cris joyeux. D’ailleurs, peut-être que mais oui, il devait lui rester du papier jaune, du beau papier que sa femme avait un jour acheté et mis de côté précieusement. Léon alla fouiller au fond de la commode, derrière le linge, trouva le fameux rouleau. Le vieil homme prit ses ciseaux, découpa de longues bandes de papier, se mit à les plier, plier encore et encore ; et de ses mains surgirent de superbes étoiles comme autrefois.

 

Dehors, un vent violent s’était mis à souffler ; il souffla si fort qu’il arracha les guirlandes électriques. Subitement toute la ville se trouva plongée dans le noir. Vous vous rendez compte un soir de Noël !

C’est alors qu’un rayon de lune vint se poser aux pieds de Léon. Les étoiles en papier se mirent à briller comme des lucioles. Léon était heureux. Tellement heureux même qu’il eut une idée…

 

Vite, il ramassa toutes les étoiles qu’il venait de fabriquer, les mit dans son grand panier, enfila son manteau et ses grosses bottes et sortit. Il marcha lentement jusqu’au terrain de jeux qui se trouvait au milieu des hauts immeubles.

Heureusement le vent s’était calmé. La ville semblait morte ; il n’y passait plus de bruit, plus de lumière, que silence et obscurité. Mais Léon n’était pas seul ; la lune était avec lui…

Au milieu du terrain de jeux trônait un vieil arbre, un arbre que Léon aimait tout particulièrement. Léon posa son panier au pied de l’arbre, en sortit délicatement les étoiles une par une et les accrocha aux branches nues de l’arbre. Et l’arbre se mit à briller… magnifiquement.

 

Léon était en train d’accrocher sa dernière étoile quand il eut l’impression d’entendre murmurer dans son dos. Il se retourna et fut tout gêné : Il n’était pas seul…

De leurs fenêtres, les habitants des immeubles avaient vu l’arbre s’illuminer. Intrigués, ils étaient tous venus voir ce qui se passait là. Dans la nuit profonde, un enfant se mit fredonner « Douce nuit… »…Tous l’écoutèrent en silence, puis reprirent en chœur la tendre mélodie.

Tout ému, Léon décrocha délicatement les étoiles de l’arbre, les offrit aux enfants, aux femmes et aux hommes qui se trouvaient là.

 

Dans la nuit, une lumière a brillé ; l’espérance habite la terre.

Vive le vent d’Avent !

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(Conte librement inspiré de l’album « Der Sternenbaum » de Gisela Cölle paru en 1997 au Nord-Süd Verlag – Adaptation : Nanegrub)

Chez le coiffeur

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Oh mais il va encore s’arrêter de couper ?

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Il n’y a bientôt plus de cheveux sur mon joli petit crâne…

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Le meilleur chez le coiffeur, c’est qu’il nous fait tout beau…Tu parles …

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Le meilleur, c’est quand le coiffeur a enfin fini de jouer avec ses ciseaux et sa tondeuse

et qu’il nous donne …

un bonbon.

Mais mon Dieu, que c’est long de devoir attendre sans bouger !

Une vieille dame âgée d’un millénaire…

Ne vous fiez pas aux apparences …

La cathédrale de Strasbourg n’est pas la tour de Pise.

Cette grande dame se tient toujours bien droite sur ses fondations dont on fêtera le millénaire l’an prochain.

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En dehors des offices, la crypte est fermée à clef.

J’ai fait des mains et des pieds pour obtenir la « faveur » d’accéder un tout court instant à ces entrailles.

 Finalement j’ai pu y descendre, mais accompagnée;

Ils avaient peur que je leur pique quoi ?

une chaise, un chapiteau, la Bible, le vieux micro ???

 Sous l’œil omniprésent du cerbère,

j’ai juste eu le temps de prendre les quelques photos que voici.

Pas question d’avoir l’autorisation de m’assoir cinq minutes…

DSC00219 pierre de taille - cathedrale Strasbourg

C’est dans cette crypte que se trouvent quelques superbes pierres de taille de la première cathédrale.

DSC00221 Pierre de taille - crypte cathedrale Strasbourg

C’est là aussi, à l’ombre de ces solides piliers, que mon mari et moi nous nous sommes mariés il y aura bientôt 40 ans de cela.

Surprise : Rangés de côté, les prie-Dieu de notre mariage…Joli petit clin d’œil.

Ils n’ont pas changé d’un pouce, eux,  pas pris une ride; pas comme nous deux.

DSC00232. prie-Dieu mariage cathedraleJPG

Mais ô combien tout le reste a changé dans ce magnifique édifice.

Partout des rubans-barrières interdisant l’accès aux chaises en dehors des offices…

et la crypte fermée à clef !

On fait tellement de bruit autour de ce millénaire …

J’espérais trouver une église ouverte, lieu de silence, de recueillement et de prière;

ce ne fut pas le cas.

MAIS,

à l’intérieur même de la cathédrale,

trois points de vente d’objets de pacotille

(euh pardon …objets souvenirs ou religieux)…

et ceux-là étaient ouverts… évidemment !

DSC00226 autel crypte cathedrale Strasbourg

Dans la crypte, la table était « prête »…

à la maison, j’aurais honte de dresser la table avec une nappe aussi mal mise.

Fête de la St Martin

DSC00458 Noah et sa lanterne

Ich geh mit meiner Laterne
Und meine Laterne mit mir.
Dort oben leuchten die Sterne
Hier unten da leuchten wir.
Mein Licht ist aus,
Ich geh nach Haus,
Labimmel, Labammel, Labum (bum bum)

DSC00500 la lanterne hibou

Selon la légende, en l’an 337 Saint Martin de Tours rencontre aux portes d’Amiens un mendiant mourant de froid.

Martin coupe sa cape en deux, en offre une moitié au mendiant.

DSC00502 quatre pieds, deux lanternes

En dehors de toute considération religieuse, c’est la générosité de Martin et la valeur du partage que commémorent chaque 11 novembre les enfants d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse avec leurs défilés des lanternes, lanternes en général fabriquées à la maison ou à l’école par les enfants eux mêmes.

DSC00514 St Martin - Freiburg
Après le défilé, petits et grands se réchauffent en buvant une boisson chaude et en mangeant des brioches (Weckmänner) !

DSC00533 ich geh mit meiner laterne - Noah chantant
Ich geh mit meiner Laterne, Laternelied.

DSC00542 lanterne, Noah et papy

Et cerise sur le gâteau, papy raconte l’histoire de St Martin.

(Album NSV : Sankt Martin und der kleine Bär)

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